« Bourrez la tête des gens de chiffres, gaver-les de faits inoffensifs jusqu’à ce qu’ils en aient la nausée ; peu importe, ils croiront ainsi être très cultivés.
Ils auront même l’impression de penser, d’avancer, alors qu’en réalité ils restent sur place.
Et les gens seront heureux, car les « faits » dont on les bourre sont quelque chose d’immuable.
Mais ne leur donnez pas de matière aussi glissante que la philosophie ou la sociologie. Pourvu qu’ils ne se mettent pas à tirer des conclusions et des généralisations…
— Le plus de sport, de jeux, de divertissements possible : que l’homme soit toujours dans la foule, alors il n’aura pas besoin de penser. »
(Ray Bradbury, « Fahrenheit 451 »).














